Policier

On la trouvait plutôt jolie

Pour commencer, ne vous fiez pas à la quatrième de couverture qui ne reflète absolument pas le thème de l’histoire. C’est un bilan plutôt mitigé pour ma part, je ne suis ni déçue ni enthousiaste. J’ai eu un peu de mal au début de ma lecture  et, puis petit à petit, l’intrigue me donnait envie de connaître le fameux secret que cachait Leyli. Le récit alterne entre son histoire et l’enquête criminelle.


On la trouvait plutôt jolie, de Michel Bussi
Octobre 2017 | Presses de la Cité
464 pages

Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits…
Un suspense renversant et bouleversant.
« – Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie.
– Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l‘essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.
Elle ferma les yeux. Il demanda encore :
– Qui l’a lancé, ce sortilège ?
– Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent
dans cette affaire. »


Même si je ne me suis pas reconnue dans les personnages, je me suis attachée à eux, notamment à Leyli. Comment son histoire ne peut-elle pas nous toucher ? J’ai vraiment été impressionnée par sa force et son courage, face à toute l’atrocité de son récit et de sa lutte pour vivre et surtout survivre. Malgré tous les malheurs sur son chemin, elle continue de se battre quoiqu’il arrive. C’est un personnage vraiment intriguant.

Michel Bussi s’empare d’une thématique d’actualité : les migrants, et a le mérite de l’aborder d’une manière très touchante. Ces hommes et femmes qui fuient, souvent à contrecœur leur pays, la pauvreté, la guerre, à la recherche d’une vie meilleure. Les violences qu’ils subissent… A travers le récit de Leyli, il pointe du doigt le business des passeurs, la prostitution ou encore la corruption. Les messages véhiculés sont importants et les thématiques font froid dans le dos.

Concernant les petits bémols, j’ai trouvé que le début de l’histoire était un peu long : rempli de descriptions et de personnages, ce qui ne facilite pas la lecture. D’ailleurs, à un moment, je me suis perdue, je ne savais plus si j’étais à Marseille, à Rabat ou Beyrouth et j’ai trouvé que l’histoire s’éparpillait. L’intrigue policière m’a beaucoup plu jusqu’au retournement de situation, au trois quart du livre. Comme d’habitude avec cet auteur : un twist final inattendu ! Bussi nous a volontairement caché des choses qui n’auraient pas dû l’être. Il nous emmêle les pinceaux, dissimule des points importants, ce qui discrédit des passages. J’ai eu du mal à croire que certaines choses puissent arriver comme elles sont écrites. C’est un peu agaçant cette sensation d’avoir été bernée et menée en bateau. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’ai ce ressenti, je l’avais également eu lors de ma dernière lecture avec Rien ne t’efface.

En résumé, un roman fort humainement parlant, mais accompagné de son lot de frustrations. A force de faire me balader, j’ai peur que l’auteur finisse par me perdre, alors que ces romans m’attirent énormément. C’est le quatrième Bussi que je lis, et je ne suis pas encore pleinement convaincue. A voir avec Au soleil redouté qui attend sagement dans ma PAL .


Note : 3.5 sur 5.

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