Historique

Les sorcières de Pendle

A force de lire des critiques très élogieuses, je crois que j’en attendais un peu plus et j’ai été assez déçue. Je n’ai pas accroché plus que ça. C’est une histoire qui se laisse lire mais au rythme assez lent.


Les sorcières de Pendle, de Stacey Halls
Septembre 2020 | Michel Lafon
399 pages

Lancashire, Pendle, 1612.
À 17 ans, Fleetwood Shuttleworth est enceinte pour la quatrième fois. Mais après trois fausses couches, la maîtresse du domaine de Gawthorpe Hall n’a toujours pas donné d’héritier à son mari. Lorsqu’elle croise le chemin d’Alice Gray, une jeune sage-femme qui connaît parfaitement les plantes médicinales, Fleetwood voit en elle son dernier espoir.

Mais quand s’ouvre un immense procès pour sorcellerie à Pendle, tous les regards se tournent vers Alice, accusée comme tant d’autres femmes érudites, solitaires ou gênantes.
Alors que le ventre de Fleetwood continue de s’arrondir, la jeune fille n’a plus qu’une obsession pour sauver sa vie et celle de son bébé : innocenter Alice. Le temps presse et trois vies sont en jeu.


Tirée d’une histoire vraie, l’auteure a seulement utilisé certains noms de personnages ayant réellement existés et elle a ajouté une histoire autour du procès retentissant au 17ème siècle où une dizaine de femmes furent accusées de sorcellerie. Cependant l’aspect historique et l’histoire de sorcellerie passent plus au second plan puisque le procès en lui-même occupe finalement très peu de place. Je m’attendais à une réelle insertion dans la vie des sorcières de l’époque et finalement il n’y a rien sur le sujet à part quelques références pour poser un contexte.

« – D’où viennent toutes ces plantes ? De chez l’apothicaire de Padiham ?
– De chez plusieurs femmes que je connais.
– Des sages-femmes ?
– La plupart des femmes sont pleines de sagesse.
Je n’aurais su dire si elle cherchait à plaisanter.

L’histoire tourne donc davantage autour du personnage de la jeune châtelaine de 17 ans, Fleetwood, et sur sa vie conjugale. Mariée à 13 ans, elle se retrouve enceinte pour la 4ème fois après avoir fait 3 première fausses couches. Elle trouve en Alice, une jeune sage-femme, qu’elle a rencontrée par hasard sur ses terres, un réconfort, une amitié et un soutien dans l’accompagnement de sa grossesse. Alice connait les vertus des plantes et parvient à soulager les douleurs de Fleetwood, et son angoisse à l’idée de perdre à nouveau son enfant mais aussi de mourir en couches. Malheureusement, j’ai trouvé l’attitude de Fleetwood vraiment impensable, ce qui m’a totalement détachée d’elle. Après trois fausses couches tardives et enceinte à nouveau, elle risque de perdre mari et enfant si elle ne mène pas cette grossesse à terme, mais elle traverse à cheval la campagne avec l’accord de son mari, n’arrête pas de tomber et de s’agiter. Le personnage qui aurait pu être vraiment intéressant à creuser est celui d’Alice Gray, seule des accusés du procès à être innocentée. Je l’ai trouvé très peu creusée…

L’auteure nous parle d’une époque où les femmes étaient mariées jeunes, obligées de dépendre d’un homme pour vivre. Une époque où une femme instruite était souvent mal vue et considérée comme de la sorcellerie. C’est ce qui m’a justement beaucoup plu dans cette histoire. Mais dans l’ensemble, ce roman reste pour moi une déception, qui m’aura néanmoins fait découvrir l’existence d’un intéressant fait d’Histoire.


Note : 2.5 sur 5.

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