Feel-Good

Les imbéciles heureux

Je découvre à travers la plume de Charlye Ménétrier McGrath une bien jolie histoire. Son roman est tout en bienveillance, lumineux et plein d’espoir. Les personnages sont attachants, profondément humains et réalistes mais j’ai trouvé l’histoire un peu lente et pas assez dynamique, elle m’a donc un peu parue longuette parfois.


Les imbéciles heureux, de Charlye Ménétrier McGrath
Fleuve Editions | Juin 2020 
240 pages

« Qu’est-ce que le bonheur, selon toi ? »
C’est la question que Camille posa à ses amis un soir de juin 1996, immortalisant leurs réponses grâce à sa fidèle caméra. Ce soir-là, leur bande de lycée est devenue celle des « Imbéciles Heureux ».
Vingt ans plus tard, les Imbéciles Heureux ne le sont plus tout à fait. Florence, Camille et Marie, femmes actives et mères de famille débordées, mènent leur quotidien à mille à l’heure et font face en serrant les dents à la séparation, au deuil ou au burn-out… Jusqu’à ce que Camille retrouve les vieilles cassettes où leur « bonheur » en version adolescente les attend.
Confrontées à leurs anciens rêves et à leurs choix d’aujourd’hui, les trois amies saisissent leur chance de reprendre leur destin en main. En commençant par un nouveau défi fou : réunir la bande. 


Au-delà d’une belle ode à l’amitié et à l’amour, l’auteure aborde également des thèmes plus durs comme la perte brutale d’un être cher, le deuil long et compliqué pour les proches et les différentes façons pour chacun de le vivre. Elle arrive à nous faire sourire, à nous transmettre beaucoup de positif et à nous remplir d’un optimisme. Le personnage de Florence m’a déchiré le cœur. Elle a accusé son deuil durement, mais elle a tenu bon, pour elle, pour ses filles… Certains passages m’ont beaucoup émue ! L’auteure nous montre une façon de s’en sortir après un coup dur qui nous frappe de plein fouet, de remonter à la surface, et d’apprendre à apprécier ce qui reste, et non pas de rester accrocher à ce qui n’est plus.

« – « Ne t’inquiète pas, la roue tourne ! »
Pipeau, oui ! Elle ne tournera jamais toute seule. Il faut que tu la mettes en action, que tu agisses pour qu’elle réagisse. Bien sûr, il arrive qu’un coup de vent venu du ciel lance le mouvement, mais… pour qu’il se passe quelque chose, il faut prendre l’initiative, être à l’origine de l’impulsion. Sinon, tu restes là à regarder la roue sans qu’elle ne tourne jamais.
– Si tu veux que la roue tourne…
– Tourne-la ! »

Ce livre est également un bel hommage à cette famille que l’on se crée : les amis et la solidarité qui s’en dégage. Un vrai bel hymne à l’amitié. L’amitié solide, qui persiste avec le temps. Le roman amène également le lecteur à penser à ses rêves d’enfant et d’adolescent, puisque les sujets de la remise en question, des doutes, des choix et des questions que l’on se pose à un moment ou à un autre de sa vie sont bien présents. On s’interroge et on regarde sa propre existence et on s’interroge sur sa propre idée du bonheur et ce que sont devenus nos rêves d’antan.

« Elle était comme eux, ils étaient tous des Imbéciles Heureux, peu importaient les origines, la religion ou la couleur de peau. Une bande d’amis soudés, solidaires et riches de leurs différences. »

Note : 3 sur 5.

2 réflexions au sujet de “Les imbéciles heureux”

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