Thriller psychologique

La mort de Mrs Westaway

Avis en demi-teinte pour ce roman de Ruth Ware, que je découvre. Je reconnais que les premiers chapitres ne m’ont pas emballée mais j’ai aimé la plume et l’histoire était vraiment intrigante alors je me suis accrochée. Je ne l’ai pas regretté car au final j’ai passé un bon moment de lecture.


La mort de Mrs Westaway de Ruth Ware
Editions France Loisirs | Octobre 2019
432 pages

Lorsque Harriet Westaway reçoit un courrier lui annonçant un héritage conséquent provenant de sa grand-mère, cela semble être la réponse inespérée à tous ses problèmes.
En effet, Harriet doit de l’argent, beaucoup d’argent, emprunté à un usurier sans scrupules, et cela risque fort de mettre sa vie en danger. Seul souci : ses grands-parents sont décédés vingt ans auparavant, et elle ne les a même jamais connus. La lettre a donc été adressée à la mauvaise personne.
Mais Harriet qui gagne sa vie en tirant les cartes pour prédire l’avenir n’est plus à une affabulation près.
Et ce coup du sort pourrait enfin tout résoudre sauf si le hasard en décide autrement…


Même si cette histoire est intéressante et l’ambiance pesante, je n’ai pas adhéré totalement. Notamment à cause de quelques longueurs puis à l’inverse à des raccourcis un peu tirés par les cheveux. On tourne très souvent autour du pot, aucun des personnages n’ose se confronter, et cela en devient lassant. Au milieu du livre, l’intrigue fait un peu du surplace pour retrouver du rythme dans la dernière partie. Une bonne centaine de pages en moins aurait peut-être dynamisé le récit.

« Elle avait découvert que les vérités les plus importantes résidaient souvent dans ce que les gens ne disaient pas et appris à détecter les secrets qu’ils cachaient au vu et au su de tous ; dans leur attitude, leurs vêtements, et les expressions qui passaient fugacement sur leurs visages quand ils pensaient que tout le monde avait le dos tourné. »

Les personnages sont attachants, désagréables et surprenants à la fois. Hal, le personnage principal a cependant des réactions souvent peu crédibles. Comment a-t-elle pu falsifier des papiers ? Et puis, le fait qu’elle répète à tout bout de champ que ce n’est pas elle et qu’elle n’y a pas droit m’a un peu lassée. La première fois a amplement suffit. Mrs Warren, la gouvernante, est tellement caricaturale que ça en devient un peu ridicule.

« La vérité de ces mots lui brûla la gorge. Le temps guérit la peine, dit-on, mais ce n’était pas vrai, du moins pas tout à fait. La plaie à vif du deuil s’était refermée, oui, la peau s’était reformée. Mais la cicatrice qu’elle avait laissée ne guérirait jamais. Elle serait toujours là, douloureuse et sensible. »

Ruth Ware installe malgré tout une ambiance sombre et inquiétante Les retours en arrière, avec le journal de sa mère sont vraiment bienvenus car ils donnent de l’épaisseur à l’histoire. En définitive, ce roman est distrayant mais il m’a laissé un peu frustrée de ma lecture. J’ai préféré la deuxième moitié du roman quand l’étau se resserre mais le début m’a paru très long. Même si la fin est un peu trop vaste car nous n’avons aucune réelle explication du pourquoi du comment. J’aurai aimé que l’histoire aille un peu plus loin dans le dénouement pour voir l’évolution des personnages.


Note : 3 sur 5.

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