Thriller psychologique

48 heures pour mourir

Ce roman ne m’a pas transcendé mais il a su me tenir en haleine grâce aux évènements s’enchainant rapidement. Si l’identité du tueur est très facile à trouver, ses motivations sont beaucoup plus complexes, et c’est bien tout l’attrait du livre.  


48 heures pour mourir, d’Andreas Gruber
Editions France Loisirs | Août 2016
482 pages

Le téléphone sonne : une voix étrange vous pose une devinette. Vous avez 48 heures pour trouver la réponse, sinon quelqu’un mourra…
Une série de meurtres abominables est perpétrée : un maniaque fait subir à des femmes les plus terribles tortures puis les tue après 48 heures… si personne n’apporte de réponse à l’énigme qu’il a posée.
La jeune inspectrice Sabine Nemez se retrouve cruellement mêlée à l’affaire : sa mère est une des victimes du tueur fou. Sneijder, un profiler aussi génial qu’insupportable, l’associe à l’enquête. Quel esprit dérangé, s’interrogent-ils, est capable de commettre de tels crimes ? C’est alors que Sabine découvre qu’un livre pour enfants sert de modèle aux crimes…


L’énorme point positif du roman est selon moi, son duo d’enquêteur : Sabine, avide de vengeance suite au meurtre de sa maman, et surtout l’antipathique, et très intelligent Sneijder. On ressent que l’auteur a aimé mettre en avant un tel anti-héros désagréable. J’ai adoré ce personnage hautain et imbu de lui-même, il m’a marqué avec son caractère bien développé. Cependant, j’ai trouvé dommage que l’auteur n’ait pas autant montré les sentiments de Sabine, dont la mère a été assassinée par ce tueur en série. Je n’ai pas été touchée par sa peine et sa rage. Elle semble détachée par ce qui arrive.

Au départ, les personnages ne semblent avoir aucun lien mais ils finissent tous par se retrouver dans le final, et permettent au lecteur de bien appréhender tout ce qu’il se passe. C’est là où l’auteur est fort car il nous amène où il veut et quand il le souhaite. Chaque fait s’imbrique parfaitement pour nous faire découvrir le tueur. Même si on apprend assez vite qui est ce dernier, c’est surtout le pourquoi de ses actes qui nous transporte jusqu’à la fin. Qu’est ce qui a poussé cet homme à devenir le psychopathe qu’il est aujourd’hui ? L’auteur alterne bien les points de vue mais j’aurai aimé qu’il le fasse également lorsque le coupable était enfant pour nous donner plus d’éléments pour le comprendre.

Certains enfants pensent qu’ils sont répugnants, méchants, malades et qu’ils ont des idées perverses, qu’ils reçoivent ce qu’ils méritent.

Le récit est bien ficelé et la tension est permanente grâce à la psychologie et à l’aspect profiler de Sneijder. Cela soulève aussi la question des bienfaits d’une psychothérapie lorsqu’elle est mal ou pas du tout encadrée. L’idée du livre pour enfants est intéressante et plutôt originale, mais elles sont tellement sombres et violentes… Il n’y avait pas besoin d’en rajouter pour choquer. Je me demande comment il est possible de lire cela à des enfants…

Contrairement aux médecins, les psychothérapeutes sont soumis par la loi à un strict devoir de confidentialité. Les médecins peuvent échanger entre eux des avis sur leurs patients. Nos règles sont plus sévères. Nous ne pouvons parler du contenu de nos thérapies avec des médecins, les autorités ou des membres de la famille que si le patient y consent. Bien sûr, si votre vie est en danger ou celle d’un tiers, mon devoir de confidentialité est levé.

Avec ses passages assez noirs, je recommande ce livre pour les personnes qui n’ont pas peur des situations dérangeantes et gores. Il devrait plaire aux lecteurs de thriller purs et durs.


Note : 3 sur 5.

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