Contemporain

Tout le bleu du ciel

J’ai mis beaucoup de temps avant de me lancer dans la lecture de ce roman. J’étais impatiente de le découvrir mais j’étais aussi hésitante car le voyant énormément passer sur bookstagram, j’en attendais beaucoup et j’avais peur d’être déçue.


Tout le bleu du ciel, de Mélissa Da Costa
Le Livre De Poche | | Février 2020
840 pages

« Petitesannonces. fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple ». Emile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. A son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence.
Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. A chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Emile.


Finalement c’est une lecture que j’ai adoré mais qui n’est pas un coup de cœur comme pour nombreux d’entre vous, notamment à cause de la première partie un peu longuette à mon goût. Je trouve que l’histoire tournait en rond. Elle s’amplifie très doucement, mais d’un coup on a du mal à la lâcher.

En pleine période de confinement, ce livre ne peut que faire écho en nous. Il nous permet de revoir nos priorités, d’apprendre à apprécier les petites choses du quotidien, de nous recentrer sur le moment présent et avancer. On ne ressort pas indemne de ce roman. Il est magnifique, rempli d’humanité, de délicatesse et de bienveillance.

« (…) parfois on laisse nos sentiments nous affaiblir. L’amour, le vrai, devrait toujours nous faire sentir plus grand. Jamais l’inverse. »

Même si on sait que la fin est inévitable, cela n’en est pas moins une ode à la vie, à l’amour et à l’espoir. Avec douceur et empathie, Melissa DA COSTA, nous livre les personnages tendres que sont Emile et Joanne. Leur aventure est belle, faite de bonheur et de merveilleuses rencontres. Ils en ressortent tous les deux si forts, libres, grandis et sereins.

« Je me suis accordé mon pardon.
Je me suis rendu compte que c’était rare qu’on se montre indulgent envers soi-même.
En fait, je crois que j’avais oublié que je pouvais m’aimer. »

J’ai été complètement conquise par le cadre dans lequel se déroule l’histoire, ainsi que les drames et les épreuves que doivent traverser nos personnages. Car il en découle de très belles leçons d’humanité et de solidarité. Il faut en tirer de l’enseignement sur le partage, la beauté de la nature, sur le respect de l’autre, les préjugés… Je referme ce merveilleux roman, rempli d’émotions, avec un sourire aux lèvres et des larmes aux yeux.


Note : 4.5 sur 5.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s