Romance

Postscriptum

Ayant adoré PS. I Love You, je me devais forcément de lire la suite, même si j’appréhendais beaucoup. Je me suis plongée dans cette belle histoire émouvante, et j’en suis ressortie le cœur chargé d’émotions.


Postscriptum, de Cecelia Ahern
Milady | Mars 2020
480 pages

 Holly Kennedy voit son quotidien bouleversé lorsqu’elle est approchée par un groupe se faisant appeler le club « P.S. : I Love You ». Inspirés par les lettres de Gerry, son mari décédé, ses membres demandent à Holly de les aider à écrire leurs propres messages d’adieu. D’abord réticente, puis intriguée par le projet, elle est cependant sûre d’une chose : il est hors de question de se laisser happer une fois de plus par le deuil. Il lui a fallu sept ans pour se réinventer, et elle est enfin prête à aller de l’avant. Mais Holly ne tarde pas à se rendre compte qu’elle a peut-être encore des choses à dire à celui qu’elle a tant aimé.  


Cecelia Ahern parvient une fois encore à nous amener sur des sujets difficiles, mais cela est traité avec tellement de justesse et de force. Il est question ici de vie, de mort, de deuil mais également de résilience, d’amour, de seconde chance. J’ai été heureuse de retrouver Holly, grandie, et de voir le chemin parcouru, sa reconstruction et toutes les interrogations qui la traversent. J’ai été ravie des retours dans le passé, où l’on découvre de nouveaux souvenirs de Gerry et Holly.

« Même si Gerry était trop jeune pour mourir et qu’il a lutté de toutes ses forces, quand il en a eu besoin, il s’est tourné vers la mort, l’a perçue comme une amie et s’y est abandonné. Et j’ai été soulagée et reconnaissante qu’elle interrompe ses souffrances et qu’elle l’accueille. D’une manière étrange et merveilleuse, la chose qu’on a évitée, redoutée et crainte se trouve juste là devant soi, baignée de lumière. La mort devient notre sauveur.
La vie est lumière, l’agonie est ténèbres, la mort est de nouveau lumière.  La boucle est bouclée.
La mort est toujours avec nous, c’est notre fidèle compagne, en partenariat avec la vie, elle nous surveille depuis la ligne de touche. Pendant que nous vivons, nous mourrons aussi ; chaque seconde de notre vie nous rapproche de la fin de nos jours. L’équilibre finit inévitablement par se rompre. La mort est au bout de nos doigts tout le temps mais nous choisissons de ne pas nous y abandonner et elle choisit de ne pas nous prendre.
La mort ne nous pousse pas : elle nous rattrape quand on tombe. »

Parallèlement, nous suivons cinq autres personnes, malades, qui souhaitent comme Gery l’a fait dans le passé, laisser une trace et aider leurs proches dans cette perte que constituera leur décès. Ce thème de « l’adieu » des personnes en fin de vie, et de la perte de l’être cher est traité avec tant de pudeur et de délicatesse. D’autant plus que ces personnages sont touchants et vrais. On ressent si fort leur peur de mourir, d’être oublié, de délaisser. J’ai en particulier apprécié Ginika, cette jeune femme si courageuse. Ne sachant écrire, elle demande l’aide d’Holly pour lui apprendre afin de laisser une lettre pour sa fille, en lui montrant l’amour qu’elle ressent.

Ces histoires ne peuvent nous laisser indifférent. Elles nous touchent et dépeignent des moments magiques et émouvants, des liens qui se tissent, de l’entraide qui se créée et surtout de l’amour qui durera toujours. Postscriptum est vraiment une belle suite, avec ce récit qui nous donne foi en l’être humain.


Note : 3.5 sur 5.

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