Policier

La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Mon premier Joël Dicker ; je ressors de cette lecture un peu changée. Je crois que ce roman va me marquer pendant un petit moment. Cet auteur a un talent fou, et je souhaite vraiment découvrir ses autres écrits.


La vérité sur l’affaire Harry Quebert, de Joël Dicker
De Fallois Eds | Octobre 2018
696 pages

A New York, au printemps 2008, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de son ami Harry, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête.
Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ?


Que dire qui n’ait déjà été dit concernant ce roman ? Une fois commencé, il est difficile de s’arrêter. Les chapitres sont intenses ; on est entièrement embarqué dans cette histoire haletante et palpitante, et il est très dur de s’en détacher. Plus on lit, plus on se pose des questions, plus le mystère grandit. Joël Dicker est réellement un écrivain talentueux. Il a su susciter mon intérêt du début à la fin ; je ne me suis ennuyée à aucun moment. J’ai même regretté d’avoir terminé le livre, comme s’il me manquait quelque chose.

Avec une écriture fluide et agréable, on découvre un récit très rythmé. Le lecteur n’est aucunement noyé dans des détails et des descriptions inutiles et interminables. Au contraire, la lecture est facile et la présentation est originale, de sorte que l’on ne se perde pas en route. Plusieurs histoires se mêlent : l’histoire d’amour entre Harry et Nola et l’arrivée au meurtre, l’histoire personnelle de Harry en tant qu’écrivain et mentor de Marcus, l’enquête menée par Marcus pour l’écriture de son livre, qui nous amène à discerner des aspects de l’histoire, et par conséquent notre compréhension tout au long du livre.

« Les mots sont à tout le monde, jusqu’à ce que vous prouviez que vous êtes capable de vous les approprier. Voilà ce qui définit un écrivain. Et vous verrez, Marcus, certains voudront vous faire croire que le livre est un rapport aux mots, mais c’est faux: il s’agit en fait d’un rapport aux gens. »

L’auteur nous balade de fausses théories en fausses théories avec une telle simplicité. Lorsque l’on croit savoir ce qui s’est passé, boum, un nouveau rebondissement fait surface et démonte l’hypothèse que l’on avait. J’ai sans cesse remis en question mes théories au fur et à mesure de la progression de la lecture. Jusqu’à la fin, je n’ai pu deviner qui était coupable et les éléments qui entourent le crime sont dévoilés petit à petit, ce qui fait que les tous personnages apparaissent tour à tour comme de sérieux coupables potentiels. J’ai adoré me plonger dans la vie des différents protagonistes, on ne peut pas s’attacher plus à un personnage qu’à un autre. Chacun a un rôle précis, une personnalité parfaitement dessinée, et c’est ce qui lui donne un intérêt si particulier car chaque détail compte.

« L’amour, c’est très compliqué. C’est à la fois la plus extraordinaire et la pire chose qui puisse arriver. Vous le découvrirez un jour. L’amour, ça peut faire très mal. Vous ne devez pas pour autant avoir peur de tomber, et surtout pas de tomber amoureux, car l’amour, c’est aussi très beau, mais comme tout ce qui est beau, ça vous éblouit et ça vous fait mal aux yeux. C’est pour ça que souvent, on pleure après. »

Je ressors de cette lecture totalement perturbée, car au-delà de l’intrigue policière, qui est déjà complexe et tient en haleine, j’ai aussi aimé ce discours sur l’écriture et la place, l’attitude d’un écrivain. J’ai adoré découvrir cette belle histoire d’amour interdite, et plus encore la preuve que l’amitié est plus forte que tout. Maintenant, je suis curieuse de voir l’adaptation cinématographique qui a été faite de cet ouvrage. Et je pense, dans quelques temps, relire ce livre, afin de voir des détails que j’aurai pu laisser de côté lors de la première lecture. Je vous le recommande vivement !

« Un bon livre Marcus ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l’effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesse parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé. »

Note : 4.5 sur 5.

2 réflexions au sujet de “La vérité sur l’affaire Harry Quebert”

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