Contemporain

La vie qui m’attendait

Il y a quelques mois, j’ai découvert la plume de Julien Sandrel, avec son premier roman, La chambre des merveilles. Il revient avec La vie qui m’attendait, une histoire qui une nouvelle fois, m’a transportée et émue. Tout comme son précédent opus, Julien Sandrel nous offre une couverture haute en couleurs. Pour le plaisir de nos yeux et pour nous donner envie de se lancer dans cette jolie lecture. Il nous propose une histoire émouvante et encore plus touchante, à mes yeux, que son premier livre. Elle est plus délicate, avec de vrais jolis moments d’émotion. On se laisse porter et on découvre cette folle aventure humaine et familiale. Bien qu’entre deux sourires, il nous faut prévoir les mouchoirs…


La vie qui m'attendait
La vie qui m’attendait, de Julien Sandrel
Editions France Loisirs | Mars 2019
320 pages

Quand le bonheur n’arrive pas, quand un mensonge a tout faussé, et si c’était l’heure de la deuxième chance ? « Ma petite Romane, on se connaît depuis longtemps, il faut que je vous dise : je vous ai vue sortir en larmes du bureau de ce pneumologue à Marseille. Pourquoi vous cachiez-vous sous une perruque rousse ? » Romane, 39 ans, regarde avec incrédulité la vieille dame qui vient de lui parler. Jamais Romane n’a mis les pieds à Marseille. Mais un élément l’intrigue, car il résonne étrangement avec un détail connu de Romane seule : sa véritable couleur de cheveux est un roux flamboyant, qu’elle déteste et masque depuis l’adolescence sous un classique châtain. Qui était à Marseille ? Troublée par l’impression que ce mystère répond au vide qu’elle ressent depuis toujours, Romane décide de partir à la recherche de cette autre elle-même. En cheminant vers la vérité, elle se lance à corps perdu dans un étonnant voyage entre rires et douleurs. Un roman lumineux sur la quête du bonheur, la force des liens familiaux et le courage de réinventer sa vie.


La tendresse de l’auteur pour ses personnages est réelle. Ces derniers sont atypiques, hauts en couleur et tellement attachants avec une mention spéciale pour Romane. Un personnage très renfermée sur elle-même ; elle n’a pas de mari, pas d’enfant, pas d’ami. Sa vie se concentre principalement sur son métier de médecin et sur son père. Jusqu’au jour où Romane va découvrir l’existence de son sosie et va combattre ses peurs pour aller à sa rencontre. Elle nous fait rire dès les premières pages, et nous émeut. Juliette, quant à elle, est pétillante, joyeuse, colorée, et elle tient probablement sa joie de vivre de sa mère italienne dont le personnage est attendrissant. Romane et Juliette sont les opposées, et pourtant se ressemblent trait pour trait. Ces deux personnages m’ont impressionnée par leur force et leur courage. Je me suis énormément attachée à elles, chacune ont des vécus différents qui ont forgé leur caractère. Elles sont fortes et remplies de bonté ; leur choix est toujours en lien avec l’amour qu’elles portent à leur proche.

« Je fonds en larmes et je souris en même temps. Je me suis dit que ça doit faire comme un arc-en-ciel sur mon visage, mais je sais bien qu’il doit plutôt être question d’immondes coulures de mascara. »

Retrouver la plume de Julien Sandrel est un véritable bonheur. J’ai pu lire tout ce que j’avais apprécié dans La chambre des merveilles : une écriture douce, et sensible. Cet auteur est un vrai conteur. Une nouvelle fois, il a su trouver les mots justes. Ce roman est magnifiquement beau ; il fait du bien. On balance entre tendresse, espoir, humour, appréhension, suspense. Tout au long du livre, de nouveaux éléments nous bousculent et nous surprennent. De sorte à tenir en haleine le lecteur, en lui apportant de l’agitation au fil des pages. Et surtout, on se demande vraiment ce qu’il s’est passé et pourquoi. J’ai été bouleversée par le dénouement que je n’ai pas vu venir.

Julien Sandrel a de nouveau réussi à me faire rire et sourire, mais aussi à me toucher. Il parle simplement de la vie, mais avec tellement de justesse et de sincérité. Ce que j’ai adoré avec ce livre, c’est la diversité des thèmes abordés qui sont loin d’être faciles. La maladie, le deuil, le secret familial, mais également l’amitié, la fraternité, la quête d’identité ou encore l’amour. Ils sont traités avec tant d’humanité et de réalisme. L’auteur pose des mots sur des maux, parle avec justesse de la vie, des joies qu’elle apporte mais aussi des peines qu’elle provoque.

« C’est terrible tout cet amour qui était là et qui n’est plus. Il n’y a rien de plus éphémère, au fond. Alors il faut savoir le saisir quand il se présente, c’est ce que je me dis désormais. » 

La vie qui m’attendait est un livre qui donne foi en l’avenir et en à la vie, aussi triste soit-elle. L’auteur délivre des messages importants, pose des réflexions qui nous poussent à nous interroger sur nos choix de vie, et nous invite à nous recentrer sur l’essentiel. Car malheureusement, nous oublions trop souvent où se trouvent les priorités. Un dernier point mérite d’être mis en avant, car il ressort dans le roman, c’est de se donner les moyens de changer de mode de vie quand ceux-ci ne vous correspondent plus et surtout d’apprendre à vivre pour soi. 

« Je veux tomber amoureuse, avoir un enfant, surmonter mes peurs, voyager, respirer, chanter, rire, pleurer, m’émerveiller, savourer, tomber, me relever, me sentir exister. Je veux vivre pour tout ça. Et bien plus encore. »

Je pense sincèrement que Julien Sandrel est un auteur à suivre de très près. J’attends vraiment son prochain roman avec impatience car je suis charmée par sa plume que je trouve à la fois légère et grave, drôle et émouvante. C’est un auteur qui a le don de nous mettre face à nos émotions, qui nous bouleverse autant qu’il nous enchante. Julien Sandrel est surprenant ! Surprenant d’écrire aussi bien dans la tête d’une femme, car si je n’avais pas vu son nom, j’aurai juré que l’auteur était une femme. 

Une fois de plus, c’est un coup de cœur pour moi. Un second roman à l’image de la vie : coloré, imprévu, sensible et bouleversant. A travers la recherche pour lever les secrets familiaux, ce roman est un hommage à l’amour, aussi imparfait et maladroit soit-il. Je ne peux que vous le conseiller vivement ! J’ai pour ma part, refermé le livre avec un sourire aux lèvres et des larmes aux coins des yeux. 

« Après tout, quelques belles trouvailles dans une librairie peuvent parfois faire autant de bien que plusieurs séances chez un psychiatre. »

Note : 5 sur 5.

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